Description de l’ouvrage

Arcachon, sur les bords du bassin qui porte ce nom, voit naître dès 1836 une pêche qui se pratique au moyen de bateaux à vapeur, mais c’est seulement à partir de 1863 que des compagnies vont développer une activité industrielle qui fera d’Arcachon, au début du XXe siècle, le second port de pêche français derrière Boulogne-sur-Mer.
La Société des Pêcheries de l’Océan, fondée par Harry Scott Johnston en 1866, restera pendant presque un siècle la doyenne des sociétés de pêche industrielle de France. Dans son sillage naîtront des compagnies moins connues mais tout aussi importantes dans l’histoire de l’industrie de la pêche à Arcachon, celle des frères Larroque, les Pêcheries Françaises, la Compagnie Normande, la Société des Pêcheries du Golfe de Gascogne, les Pêcheries de la Grande Côte et la Société Nouvelle des Pêcheries à Vapeur…
C’est le temps où la Société Nouvelle envoie ses nouveaux grands chalutiers en Islande et à Terre Neuve, au Maroc et en Mauritanie, suivie par la Société des Pêcheries du Golfe de Gascogne.
Après la Première Guerre de nouvelles compagnies, de nouveaux armateurs vont s’implanter avec des fortunes diverses, en particulier la Société des Pêcheries Cameleyre frères qui, comme la Société des Pêcheries de l’Océan, survit à la Seconde Guerre mondiale ou encore la Société Nouvelle de Gérance maritime qui prend la suite de la Société Nouvelle des Pêcheries à Vapeur en 1934…
Apparaissent alors les premiers grands chalutiers à moteur comme le Victoria en 1928. Malgré le manque d’installations portuaires proprement dites, toutes ces compagnies s’adaptent et développent des installations remarquables,
comme l’appontement des Pêcheries Nouvelles qui peut accueillir huit navires en même temps…
C’est cette inédite et passionnante histoire que Noël Gruet raconte, s’appuyant sur de nombreuses sources : archives de l’Inscription maritime, journaux et publications d’époque.
Mais l’histoire des compagnies est aussi l’histoire particulière des chalutiers (plus de 150) et des marins qui ont navigué à leurs bords et de ceux et celles qui, à terre, ont contribué au succès de cette activité industrielle aujourd’hui oubliée.







