Description de l’ouvrage
Lydie Palaric vit en forêt. Quitte à habiter ce territoire autant en profiter et être au plus près de cette nature, pour s’évader, trouver son coin de tranquillité au milieu des pins, loin du village. En venant vivre ici elle a trouvé des sites remarquables, des balades exceptionnelles, des repères d’une beauté insoupçonnée. Des itinéraires, des respirations, des habitudes ici et là. C’était une chance.
Plus de balades aujourd’hui, l’endroit est dangereux et ne ressemble en rien à ces lieux magiques qui accompagnaient ses respirations. En une ou
deux nuits, en quelques heures, le feu les a pris. On est comme dans un monde parallèle, la vie n’a pas changé et pourtant quelque chose d’étrange pèse. On ouvre une porte vers l’extérieur et elle est là, la variation, la différence. On reconnais les lieux qui nous entourent mais tout est noir, teinté de catastrophe. Dans cette forêt artificielle on a appris à accepter les coupes rases surprenantes, déroutantes, qui nous font perdre nos repères, c’est une forêt d’exploitation. Mais aujourd’hui c’est différent, il faut tout couper, partout à la fois et l’horizon s’ouvre plus loin que jamais.









