Journal d’un voyage à travers la France

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Journal d’un voyage à travers la France – 1785 Sophie von La Roche – “Prix Montesquieu 2012

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Description de l’ouvrage

Journal d’un voyage à travers la France

Cet ouvrage est un témoignage précieux sur la France à la veille de la Révolution

Journal d’un voyage à travers la France

Ce récit de voyage de l’allemande Sophie von de La Roche offre un témoignage direct et vivant sur la France de 1785, traversée de Strasbourg à Bordeaux, en passant par Paris, comptant aussi une escapade au Havre pour voir la mer.

C’est un des témoignages les plus complets sur la capitale française et sur la métropole girondine avant 1789. Il a échappé jusqu’à aujourd’hui (sauf sa partie bordelaise) à l’historiographie française, probablement par absence de traduction.

Ce témoignage est moins « technique » que celui d’Arthur Young mais tout aussi irremplaçable. Il s’intéresse aux réalités sociologiques et culturelles des contrées traversées de la Champagne à l’Angoumois en passant par l’Ile de France, la Touraine et le Poitou.

Il offre une vision très réaliste de la capitale. La grande ville moderne où se côtoient la misère et la richesse, la pauvreté et le luxe a fait son entrée dans la littérature de voyage. La Révolution n’est ni annoncée ni envisagée, mais le lecteur ne peut s’empêcher de la pressentir.

Témoignage inoubliable donc qui confirme ou contredit, mais le plus souvent complète les grandes descriptions de Louis Sébastien Mercier ou même de Restif de la Bretonne.

Neuve et moderne est aussi l’attention portée par l’auteur au sort des femmes : éducation, travaux, maternité, rôle social et culturel sont scrutés et décrits avec beaucoup de précision et d’empathie, avec un regard déjà consciemment féministe.

Un reportage au sens journalistique du terme

Le Journal d’un voyage à travers la France est également un « reportage » au sens journalistique du terme. Il fait assister à quelques « événements » politiques de l’année 1785 et voir des personnages importants de l’époque. A commencer par Louis XVI et Marie Antoinette. Sophie von La Roche a assisté à l’entrée du roi à Paris pour célébrer la naissance de son deuxième fils, Elle a vu les bousculades autour des voitures royales. Elle a remarqué le silence qui entoura l’entrée de la reine quelques semaines plus tard. Description précise aussi de Versailles, lieu de pouvoir mais également de représentation de la monarchie. Décorum et étiquette sont présentés in vivo.

Un ouvrage exceptionnel

Les Editions de l’Entre-deux-Mers proposent donc un ouvrage exceptionnel, traduit pour la première fois en français, qui fait littéralement « revivre » l’ancien Régime alors qu’il ignorait encore que ses jours étaient comptés. Un ouvrage indispensable pour comprendre l’atmosphère de cette époque avant qu’elle ne bascule dans un monde tout différent. L’auteur : une romancière allemande cultivée

L’histoire de madame de Sternheim

Sophie La Roche (1730-1807) née Gutermann, s’est fait connaître en Allemagne et en Europe, à partir de 1771, grâce à son roman L’histoire de madame de Sternheim, traduit en français quelques années plus tard. Ce premier roman féminin allemand est suivi d’autres (Les lettres de Rosalie) qui ajoutent à sa notoriété. De 1771 à 1780, elle a tenu près de Coblence un véritable salon littéraire, fréquenté par des auteurs tels Goethe, Wieland auquel elle fut dans sa jeunesse fiancée, les frères Jacobi, Lavater, Heinse et d’autres. En 1783, elle lance une revue Pomona pour les filles d’Allemagne qui connaît pendant deux ans un succès remarqué.

Après quoi, elle entreprend un voyage en Suisse, puis en France. Elle en fait le récit dans ce Journal d’un voyage à travers la France qui paraît en 1787, mais qui n’a jamais été réédité depuis, ni jamais traduit en français. Elle connaît aujourd’hui un regain d’intérêt en Allemagne, et dans le monde anglo-saxon, notamment en raison de son féminisme modéré mais affirmé. On redécouvre à cette occasion la modernité de son regard et de son écriture.

Tout en restant allemande, on sent cette femme des Lumières, grande admiratrice de Rousseau et de Montesquieu, éloignée de tout nationalisme, bien intégrée dans l’Europe culturelle de son temps, ce qui renforce la valeur de son témoignage.

Informations Complémentaires

Poids0.690 kg
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